LE DIABÈTE ET LES MALADIES CARDIOMÉTABOLIQUES ASSOCIÉES REPRÉSENTENT DES ENJEUX DE SANTÉ PUBLIQUE MAJEURS

Le diabète de type 2, actuellement diagnostiqué par une hyperglycémie chronique, est aujourd’hui considéré comme une maladie complexe et évolutive qui commence par un état prédiabétique puis évolue vers des complications graves comme les complications macrovasculaires (infarctus, accident cérébrovasculaire) ou les complications microvasculaires (rétinopathie, néphropathie, pied diabétique).

Il y a actuellement plus de 57 millions de personnes qui souffrent de diabète de type 2 rien qu’en Amérique du Nord, Europe et Japon, dont seulement 49% est diagnostiqué. Aux USA, 35% de la population adulte, soit 79 millions de personnes, est estimée prédiabétique (ie. avec des taux élevés de glucose mesurés à jeun, ou d’hémoglobine glyquée, HbA1c).

Face à cette épidémie de diabète de type 2, la prévention et le traitement de cette maladie et des affections micro- et macrovasculaires associées constituent un enjeu de santé publique majeur, reconnu tant par les sociétés savantes (IAS, ADA, EASD) que par les autorités de santé internationales (OMS, FDA, EMEA).

LE DIABÈTE, AU CARREFOUR D’UN ENSEMBLE DE DÉSORDRES CARDIOMÉTABOLIQUES, ENTRAINE DES COMPLICATIONS INVALIDANTES VOIRE FATALES

Les désordres cardiométaboliques, comme le diabète, la dyslipidémie, l’obésité, et l’hypertension, sont aujourd’hui considérés comme un groupe de désordres intimement liés qui mènent à des affections graves, voire fatales telles que l’athérosclérose, l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral.

Ainsi, les maladies cardiovasculaires sont elles de 2 à 4 fois plus fréquentes chez le patient diabétique. Le diabète est également une cause majeure d’insuffisance rénale, de cécité et d’amputation des membres inférieurs. Enfin, obésité, prédiabète et diabète de type 2 sont souvent associés avec des maladies chroniques du foie qui résultent de l’accumulation de graisse dans les cellules hépatiques (stéatose).

Parmi les malades atteints de diabète de type 2, la prévalence des stéatopathies hépatiques non-alcooliques (NAFLD - Non-Alcoholic Fatty Liver Disease) peut s’élever à 70%. De son côté, la stéato-hépatite non-alcoolique (NASH) concerne une sous-population souffrant d’un NAFLD, qui progresse avec le temps vers une fibrose sévère ou une cirrhose. La NASH est associée à un risque élevé de maladie cardiovasculaire et de cancer du foie, et sa fréquence est estimée à environ 11% de la population générale US. Aucun médicament n’a été approuvé pour le traitement de NAFLD/NASH.

PRÉVENIR LES COMPLICATIONS DU DIABÈTE, TRAITER LES MALADIES ASSOCIÉES TELLES QUE LE NASH SONT AUTANT DE DEFIS QUE POSE LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT DIABETIQUE

La prise en charge thérapeutique du diabète de type 2 doit considérer les dyslipidémies, le prédiabète, le diabète, ... comme des stades distincts d’une seule et même maladie chronique et évolutive qui se caractérise par un dysfonctionnement précoce et asymptomatique de plusieurs organes, et plus tardivement par une insuffisance des organes tels que le pancréas (l’hyperglycémie), le réseau vasculaire (l’athérosclérose), les reins (la néphropathie diabétique), les yeux (la rétinopathie), et le foie (NAFLD, NASH).

Aujourd’hui, les thérapies disponibles, malgré des effets bénéfiques, ne parviennent pas à réduire de façon significative la morbimortalité associée au diabète. Le besoin de solutions thérapeutiques nouvelles ciblant des processus pathologiques précoces et prenant en compte le caractère multifactoriel des désordres cardiométaboliques